Faire de la coopération une solution pour mieux protéger nos océans
La protection de la biodiversité marine et le maintien d’une pêche durable ne sont pas nécessairement des objectifs opposés. Pourtant, lorsqu’il faut décider comment, où et à quel rythme agir, les priorités et les contraintes peuvent diverger.
D’OÙ VIENT LE DÉSACCORD ?
Depuis 2016, d’importants épisodes d’échouages de dauphins sont observés sur la façade atlantique française en hiver, avec des animaux présentant des traces d’interaction avec des engins de pêche. Cette situation a conduit à renforcer les mesures visant à réduire les captures accidentelles.
Pour les acteurs de la conservation, réduire rapidement la mortalité constitue donc un enjeu majeur.
Les mesures de protection peuvent aussi avoir des conséquences importantes pour les professionnels et les territoires qui dépendent de la pêche. En 2025, la fermeture hivernale concernait près de 300 navires. Pour la fermeture de 2024, l'État estimait à plus de 30 millions d'euros la perte de chiffre d'affaires pour l'ensemble de la filière concernée.
Pour les professionnels, la question n’est donc pas seulement environnementale : elle concerne aussi l’activité économique, les emplois et la possibilité de continuer à pêcher.
ALORS, COOPÉRER, ÇA VEUT DIRE QUOI ?
Les scientifiques apportent des données sur les populations et les captures. Les pêcheurs apportent leur connaissance quotidienne de la mer, des engins et des zones de pêche. Les associations apportent leur expertise de conservation et leur expérience de terrain.
Des pêcheurs participent déjà avec l’OFB, des scientifiques et des associations à des expérimentations en conditions réelles. 80 navires doivent participer à l’évaluation d’une vingtaine de dispositifs entre 2025 et 2030.
Observateurs, caméras embarquées et données collectées par les pêcheurs permettent de mieux comprendre les interactions. Dans le plan français, les caméras sont explicitement installées à des fins de suivi scientifique et non de contrôle.
L'OFB souligne que l'implication des pêcheurs permet de combiner connaissance du terrain et expertise scientifique afin de rechercher des solutions adaptées aux pratiques professionnelles. Les protocoles d'expérimentation sont élaborés en concertation avec organisations professionnelles, experts scientifiques et services de l'État.
ET SUR LE TERRAIN ?
Qu’est-ce qui facilite ou freine, aujourd’hui, le partage d’informations et la coopération entre les différents acteurs?
Confiance ? Dialogue ? Accès aux données ? Coordination ? Connaissance du terrain ? Mise en réseau ?
French
Co-construction
Quelle proposition acceptable puis-je faire ?
Écrire ici vos modalités prenant en compte le maximum de parties prenantes (cochez les parties prenantes pouvant être d'accord avec ce compromis)
Oser votre compromis